À l’ère numérique où l’information circule à une vitesse fulgurante, la gestion efficace des données personnelles et professionnelles devient cruciale. Dans ce cadre, les assistants vocaux se présentent comme des outils incontournables, transformant notre manière d’interagir avec la technologie et d’organiser notre quotidien. En 2015, Facebook avait éveillé notre curiosité avec l’idée d’un assistant virtuel prometteur, baptisé Moneypenny, censé rivaliser avec des géants du secteur comme Siri et Google Assistant. Cependant, l’absence de concrétisation de ce projet laissait les utilisateurs sur leur faim.

Aujourd’hui, en 2026, un nouvel acteur entre sur le marché: Oxtak, qui relance le concept de Moneypenny sous la forme d’un enregistreur vocal intelligent. Ce dispositif innovant ne se limite pas à la simple capture de la voix ; il promet de transcrire, traduire et résumer les discussions qui se déroulent autour de vous. Dans un monde où la productivité est souvent synonyme de succès, le besoin d’outils facilitant la prise de notes et la gestion des informations est plus pressant que jamais.

La montée en puissance des intelligences artificielles rend cette technologie encore plus attrayante. Leur capacité à analyser et à traiter des informations en temps réel redéfinit les standards de l’efficacité, tant dans le milieu professionnel que personnel. En intégrant des fonctionnalités avancées, Oxtak espère se démarquer dans un marché déjà saturé, où des solutions alternatives, souvent présentes sur nos smartphones, offrent des services similaires sans coût additionnel. Cet enregistreur vocal intelligent représente-t-il vraiment la révolution tant attendue ou est-il simplement une redite d’outils déjà accessibles ? Explorons ensemble les promesses et les défis que soulève cette nouvelle technologie.

Origine et Contexte

En 2015, Facebook avait suscité de grandes attentes avec le projet Moneypenny, un assistant virtuel promettant de rivaliser avec des géants comme Siri. En 2026, le nom refait surface, cette fois grâce à Oxtak, une entreprise innovante présente au CES, qui lance un produit concret: un enregistreur vocal intelligent. Destiné à capturer et traiter toutes les discussions environnantes, ce dispositif suscite un intérêt croissant. Après le succès du Plaud l’année précédente sur ce marché, Oxtak propose une version améliorée dotée d’un écran et d’une interface complète. La question demeure: cette technologie justifie-t-elle son prix ?

Moneypenny de Facebook (2015)

En 2015, Facebook avait mis en avant un projet ambitieux avec Moneypenny, annonçant une nouvelle ère pour les assistants virtuels. La perspective d’un assistant rivalisant avec les meilleures solutions du marché était séduisante. Cependant, ce projet n’a jamais abouti.

Retour de Moneypenny par Oxtak (2026)

Aujourd’hui, en 2026, Oxtak remet Moneypenny sur le devant de la scène avec un produit tangible. Présenté lors du CES, cet enregistreur vocal intelligent ambitionne de transformer la manière dont les utilisateurs collectent et gèrent leurs informations.

Caractéristiques du Produit

Fonctionnalités Principales

Le Moneypenny d’Oxtak se distingue par sa capacité à enregistrer, transcrire, traduire et résumer toutes les conversations autour de son utilisateur. Ces fonctionnalités font de lui un outil prometteur pour ceux qui souhaitent conserver une trace précise de leurs échanges. Bien que le Plaud ait déjà fait ses preuves sur ce segment, Oxtak enrichit l’expérience avec des caractéristiques supplémentaires.

Comparaison avec le Plaud

Le Plaud a connu un succès marqué l’année précédente, mais Oxtak va plus loin en intégrant un écran et une interface complète. Cette avancée permet une interaction plus intuitive et une gestion des enregistrements plus fluide. La question demeure: cette technologie justifie-t-elle un investissement supplémentaire ?

Fiche Technique

Détails Techniques

À l’intérieur, le Moneypenny d’Oxtak fonctionne avec un processeur ARM Cortex-A53, une architecture datant de 2012. Pour les utilisateurs non avertis, cela indique un certain retard technologique par rapport aux innovations récentes. Avec 4 Go de RAM, l’intelligence artificielle ne fonctionne pas en local sur l’appareil, ce qui fait que ce dispositif semble davantage dépendant du cloud.

Sécurité et Ergonomie

En revanche, d’autres caractéristiques sont plus convaincantes: un écran tactile de 4 pouces, 64 Go de stockage et une batterie de 2000 mAh. Avec ses dimensions compactes de 12 cm de hauteur, il se glisse facilement dans une poche. Un avantage notable est la sécurité: un capteur d’empreintes digitales protège les enregistrements, offrant ainsi une tranquillité d’esprit aux utilisateurs manipulant des informations sensibles. De plus, l’intégration de boutons physiques permet de lancer un enregistrement rapidement, sans avoir à naviguer sur l’écran.

Logiciel et IA

Compatibilité

Oxtak se démarque également au niveau du logiciel. Plutôt que de se limiter à un écosystème fermé, le Moneypenny agit comme un agrégateur, compatible avec les grands noms du marché: ChatGPT, Claude, Gemini, Grok, et même le chinois Deepseek.

Fonctionnalités Pratiques

En situation réelle, si un utilisateur enregistre une réunion de deux heures, l’appareil ne se contente pas de transcrire, mais il permet également de demander à Claude une synthèse des points clés ou à ChatGPT de rédiger un email de récapitulatif. Cette promesse d’un assistant de réunion universel est séduisante. La synchronisation des données s’effectue aisément via Wi-Fi ou Bluetooth, que ce soit vers une application mobile ou une version web.

Modèle Économique

Coût du Produit

Cependant, c’est à ce niveau que les choses se compliquent. Le prix du Moneypenny est fixé à 249 dollars (environ 235 euros hors taxes), ce qui paraît déjà élevé pour un dispositif reposant sur une technologie de 2012.

Détails de l’Abonnement

Mais ce n’est pas tout. Oxtak impose un modèle économique basé sur un abonnement obligatoire. À l’achat, l’utilisateur bénéficie de 12 mois de forfait “basique”, limité à 5 heures d’audio par mois, ce qui peut s’avérer insuffisant pour les utilisateurs réguliers. À l’issue de cette période, un coût de 39 dollars par an est requis pour maintenir ce forfait. Pour ceux qui envisagent une utilisation sérieuse, un passage à un plan “pro” à 149 dollars par an (33 heures par mois) ou même à un plan “max” à 199 dollars par an est nécessaire. Une option “ultra” à 399 dollars par an, incluant le matériel gratuit et un accès illimité, est également proposée. En réalité, des smartphones comme le Google Pixel 10 ou le Samsung Galaxy S25 intègrent déjà ces fonctionnalités nativement, souvent sans coût supplémentaire, rendant Moneypenny moins attractif.

Public Cible

Utilisateurs Ciblés

Le Moneypenny s’adresse à une cible très précise: ceux qui recherchent une séparation physique entre leur téléphone, souvent source de distractions, et leur outil de travail. Ce dispositif pourrait séduire des professionnels tels que journalistes, commerciaux, avocats ou médecins.

Critique du Produit

Pour d’autres utilisateurs, Moneypenny apparaît comme un accessoire coûteux visant à monétiser des services d’intelligence artificielle déjà disponibles sur des appareils que l’on possède probablement déjà.

L’émergence du Moneypenny d’Oxtak soulève des questions essentielles sur l’avenir des assistants vocaux et leur place dans notre quotidien. En combinant des fonctionnalités avancées telles que l’enregistrement, la transcription et la synthèse, ce dispositif s’inscrit dans une tendance technologique visant à simplifier nos vies professionnelles. Cependant, le choix d’un processeur ancien et le modèle économique basé sur un abonnement obligatoire suscitent des interrogations.

À une époque où les smartphones intègrent de plus en plus de fonctionnalités similaires sans frais supplémentaires, la pertinence d’un appareil dédié peut être remise en question. Les professionnels se retrouvent face à un dilemme: investir dans un outil promettant de sécuriser et d’optimiser leurs tâches ou s’appuyer sur les solutions déjà disponibles sur leurs appareils actuels.

Cette situation ouvre la voie à des réflexions plus larges sur notre rapport à la technologie et sur la manière dont nous valorisons les innovations. À l’heure où les intelligences artificielles s’infiltrent dans tous les aspects de notre vie, il est crucial d’interroger notre dépendance à ces nouvelles technologies. Les choix que nous faisons aujourd’hui influenceront non seulement notre manière de travailler, mais aussi notre interaction avec le monde qui nous entoure. L’avenir dépend de notre capacité à naviguer habilement entre innovation et pragmatisme, en faisant des choix éclairés qui répondent véritablement à nos besoins.

Aller plus loin

Pour mieux situer ce que promet un boîtier “IA de réunion”, il est utile de regarder un guide d’usage complet qui couvre l’enregistrement, la synchronisation, la transcription et la production de résumés exploitables. Le tutoriel How to use Plaud NotePin? A complete guide illustre bien les étapes pratiques : mise en route, qualité audio, appairage et formats de sorties. Même si vous utilisez un autre appareil, cette lecture aide à vérifier ce qui compte vraiment au quotidien : export, structuration des notes, et frictions d’usage. C’est un bon repère pour comparer les workflows, pas seulement les slogans.

Si votre “compatibilité ChatGPT” repose surtout sur la transcription, la ressource la plus utile est la doc officielle qui explique les endpoints, les paramètres et les options de qualité. Le guide Speech to text (OpenAI) détaille comment convertir un flux audio en texte, avec des modèles et des options pensées pour des cas d’usage réels (langues, ponctuation, formats). Il permet aussi de mieux comprendre ce qui relève de la transcription brute versus ce qui nécessite une étape de post-traitement (résumé, actions, décisions). En le lisant, vous pouvez cadrer précisément ce que vous attendez de l’IA avant même de choisir le matériel.

Pour la partie “résumer intelligemment” côté Claude, l’intérêt est de s’appuyer sur un cadre d’API qui gère bien les échanges multi-tours et les sorties structurées. La page Using the Messages API (Claude Docs) montre des patterns concrets pour construire un assistant qui transforme une transcription en compte rendu lisible et actionnable. Cela aide à séparer les tâches : extraction des points clés, décisions, actions avec responsables et échéances, puis reformulation adaptée au public cible. C’est aussi un bon moyen de penser l’outil comme une chaîne “audio → texte → synthèse”, au lieu d’un seul bloc magique.

Si vous voulez garder le contrôle sur les données (ou limiter les envois vers le cloud), l’option la plus simple est de tester une transcription locale, puis d’ajouter la diarisation pour savoir “qui a dit quoi”. Le projet whisper.cpp permet d’exécuter Whisper de manière légère sur vos machines, ce qui est pratique pour un traitement en edge ou en environnement contraint. Pour la séparation des locuteurs, la doc pyannote.audio donne un point d’entrée clair sur les pipelines de diarisation et leurs usages. Ensemble, ces outils aident à produire des comptes rendus plus fidèles, surtout quand plusieurs personnes interviennent.

Avant d’enregistrer et de résumer des réunions, la question la plus sensible n’est pas technique mais juridique et organisationnelle : information, base légale, minimisation, durée de conservation et droits des personnes. Le texte RGPD — Règlement (UE) 2016/679 (version consolidée PDF) sert de référence pour cadrer ce qui devient une “donnée personnelle” dès qu’une voix, un nom ou un contexte de travail est impliqué. En complément, la fiche CNIL — Enregistrement des conversations téléphoniques (preuve d’un contrat) donne des repères très concrets sur l’information des personnes, l’accès aux enregistrements et la sécurisation. Même si le contexte diffère, les principes pratiques restent utiles pour éviter un dispositif intrusif ou mal cadré.

Enfin, si le boîtier se connecte à des services externes et manipule des contenus sensibles (stratégie, RH, clients), il faut traiter l’ensemble comme un système à sécuriser, pas comme un simple gadget. Le guide Recommandations de sécurité pour un système d’IA générative (ANSSI) aide à structurer les mesures essentielles : contrôle d’accès, gestion des secrets, cloisonnement, journalisation et supervision. Il permet aussi d’anticiper les risques liés aux prompts, aux exports et aux intégrations (agenda, messagerie, stockage). C’est un bon cadre pour décider ce qui peut être automatisé, et ce qui doit rester sous validation humaine.