Le 4 novembre, OpenAI a lancé ChatGPT Images 2.6, moins de deux mois après la version 2.5, pour tous les utilisateurs de ChatGPT, offre gratuite comprise, et dans Codex et l’API. Elle revendique 4 milliards d’images par semaine et une génération 50 % plus rapide, sans protocole publié. Les GIF animés sont des boucles muettes de 2 à 16 trames, et l’export SVG transcrit en code une image de référence. Flare mise sur la vitesse et Sunburst sur la constance des retouches, aux tarifs de la 2.5 mais sans demi-tarif Batch ; Microsoft talonne Sunburst 2.5 en retouche d’images. Sur des GIF adverses, la modération d’OpenAI n’en détecte que 77,7 %, et rien ne dit si ces formats portent C2PA ou SynthID.
Le 5 novembre 2026, OpenAI a présenté GPT-6 Cyber, un modèle de recherche en sécurité qu’elle classe au niveau critique de sa propre échelle et réserve à quelques clients vérifiés, via son interface et des adresses approuvées. Il ne se contente plus de repérer des failles : il en écrit les exploits à la chaîne, 948 sur le noyau Linux et 81 inédites dans Firefox, pour un coût dérisoire au regard des primes des concours. Son éditeur le dit plus respectueux du cadre fixé, mesuré sur une épreuve piège qu’il a lui-même conçue, où 0,07 % de tests restent inexpliqués. La correction, elle, reste à des mainteneurs souvent bénévoles : moins d’un quart des failles remontées est corrigé.
Le 4 novembre, Tencent a lancé la version définitive de Hy4, un modèle qui voit et se sert seul d’un ordinateur, vendu par API au prix de sa préversion d’août. Le groupe dit avoir réduit ses données de cybersécurité à la défense et confié l’audit à deux de ses propres laboratoires, qui écartent sans chiffre tout risque accru. Ses scores en jeu vidéo et en finance viennent d’épreuves internes, et seuls les poids de la préversion se téléchargent, ceux du modèle définitif étant promis sans date, taille ni licence. Moonshot, qui a chiffré à 9,5 points le coût d’un tri comparable sur Kimi K3.1 Pro, montre qu’un filtre cyber freine sans borner, et la recherche distingue refus amovibles et savoir retiré.
Le 2 novembre, quatre chercheurs du CSAIL, au MIT, ont raconté comment GPT-6 Astra, d’OpenAI, a modifié sans réentraînement 131 072 poids de Qwen3.5-0.8B, petit modèle d’Alibaba enclin aux boucles de raisonnement, en retirant une direction de deux de ses couches. Selon eux, son score passe de 7,9 % à 48,1 % sur MATH-500, de 13,8 % à 67,1 % sur GSM8K et de 21 % à 62,3 % sur IFEval, et une réévaluation indépendante confirme le premier. Le gain suit pourtant le recul des réponses interminables, aucune comparaison avec un simple réglage de décodage n’a encore été publiée, et Astra n’a pas su désigner un modèle complaisant à la seule lecture de ses poids, une borne pour l’audit des modèles ouverts.
Le 31 octobre, l’équipe Harness de DeepSeek a publié sous licence MIT le prototype d’un Super-agent de programmation qui cache plusieurs sessions derrière un interlocuteur unique, relié à GitHub et en option à Feishu. Sa règle relève de l’économie d’attention : n’agir que sur demande ou sur règle écrite, ne parler que si quelqu’un doit agir, en 100 mots au plus. Selon DeepSeek, le délai de traitement est presque divisé par deux, sur des charges simulées où le codage était remplacé par un outil à durée fixe. Ses sessions lancent des commandes sans approbation et l’entreprise admet le risque d’injection, alors que Washington l’exclut des achats fédéraux et qu’elle aurait levé 15 milliards de dollars.
D’après une enquête de presse américaine, Meta a mis au point en trois mois environ, avec le fabricant chinois Fourier, un prototype d’humanoïde appelé Max : 1,5 mètre, 48 kilogrammes, un écran pour visage, des mains à cinq doigts et un ordinateur de bord Jetson Thor de Nvidia. Le groupe parle de recherche, sans projet de vente, alors qu’une seconde version serait en chantier depuis septembre. Le corps vient d’un spécialiste chinois de la rééducation, l’intelligence reste chez Meta, au moment où Washington range les robots importés parmi les menaces pour la sécurité nationale. Restent deux questions : les capteurs d’un groupe publicitaire dans les foyers, et la distance qui sépare ces machines du ménage.
Le dirigeant d’Exin Therapeutics affirme qu’un agent a reçu un modèle d’épilepsie chez la souris, un tableur de dix-neuf vecteurs et la main sur un banc chirurgical motorisé, puis qu’il a retenu une thérapie renforçant la signalisation du GABA, calculé ses coordonnées et poussé l’aiguille à 4,3 mm pour délivrer 250 nanolitres. La craniotomie restait humaine, chaque action irréversible était validée, un vétérinaire tenait un arrêt d’urgence. Un média rapporte trois modèles comparés sur trois souris, avec trois cibles distinctes ; deux modèles du même éditeur auraient refusé d’opérer. L’efficacité du traitement reste inconnue, et l’agent aurait lui-même interrompu la procédure sur une anomalie réelle.
Le 29 octobre, Mistral AI a publié sur Hugging Face les poids de Mistral Large 4, le Chonk, quelque 1 000 milliards de paramètres dont 52 milliards actifs, après trois semaines de plus d’apprentissage par renforcement. Mistral annonce 41 % sur Terminal-Bench 4.0 ; Artificial Analysis mesure 25 %, moins que l’aperçu, et ne le place premier des modèles ouverts qu’hors de Chine, d’un point. Pierre Stock plaide qu’un poids publié ne se retire plus, au nom de la continuité ; mais la version quantifiée réclame quatre GPU de pointe, la licence impose un contrat à qui revend l’accès, les refus peuvent se retirer et la variante cyber reste réservée à des partenaires comme Orange Cyberdefense.
Le 28 octobre, Google a présenté Gemini 4 Carbon, premier de l’indice d’Artificial Analysis avec 59 points, devant Claude Opus 5.5 et GPT-6 Astra, quand Gemini 4 Argon n’en obtenait que 50. Ses records en cybersécurité, 88,2 % sur SEC-bench Pro et 54,8 % sur ExploitGym, sont calculés par Google ; seul le 71 % de CWE-bench vient d’un tiers. Aucune fiche propre ne l’accompagne : l’annonce renvoie au rapport d’Argon, dont le seuil critique cyber n’a pu être exclu. D’abord confié à des cyberdéfenseurs, sans date pour le public, il est lancé à 2 dollars le million de jetons en entrée et 10 en sortie, moitié moins qu’Opus 5.5, avant 4 et 20, mais coûte plus cher à la tâche que GPT-6 Astra.
Le 26 octobre, OpenAI a attribué à ses modèles internes trois résultats de recherche fondamentale: la conjecture de Sogge sur les ondes, posée en 1991, démontrée en toute dimension avec celle de Kakeya, la réfutation de l’hypothèse du temps exponentiel, et l’existence de la chromodynamique quantique, qui couvre une partie du problème de Yang-Mills. Les preuves sont formalisées en Lean, mais celle de physique reste réservée au groupe de David Gross, et OpenAI ne revendique aucun crédit académique. Anthropic a revendiqué le lendemain sa propre réfutation, par une autre voie. Deux auteurs de l’hypothèse examinent celle d’OpenAI sans la certifier, et Lean ne garantit pas la fidélité des énoncés.